Fiche d’identité - nappe de l’Albien

Caractéristiques/type d’écoulement : il s’agit d’un aquifère   de type poreux, où l’eau s’accumule et s’écoule dans les interstices des sables.

Etat libre/captif : la nappe est généralement captive ; elle est même faiblement artésienne   sur une partie du département du Loiret (Montbouy, Briare, Sully, St Martin d’Abbat).

Sens d’écoulement : Les quelques valeurs de piézométrie existantes montrent un écoulement de la nappe vers le Nord, avec un centre de dépression en région parisienne. En bordure du Pays-Fort, de nombreuses sources apparaissent au contact des terrains sous-jacents imperméables.

Fluctuations piézométriques : Le piézomètre   de Montbouy est représentatif de la nappe de l’Albien dans sa partie captive. La tendance générale à la baisse constatée depuis 1994 a fait place depuis 2005 à une phase de stabilisation des niveaux.

Chronique piézométrique de la nappe de l'Albien : exemple à Montbouy (1994-2010) -  voir en grand cette image"
Chronique piézométrique de la nappe de l’Albien : exemple à Montbouy (1994-2010)

Productivité : Ces sables sont très productifs (plus de 100 m3/h par forage  ) dans la région de Montargis et de Vendôme. On peut noter les débits de 30 à 40 m3/h à Yèvres et 130 m3/H à Vendôme où dans les 2 cas l’aquifère   est peu épais (30 m), et 100 m3/h à Montbouy où l’aquifère   est plus épais (132 m). A titre indicatif, les débits spécifiques vont de 1,8 m3/h/m (Montbouy) à 6 m3/h/m (Vendôme).

Prélèvements/usages : La nappe de l’Albien est exploitée presque exclusivement pour l’alimentation publique et l’industrie alimentaire. La profondeur et la nature sableuse de l’aquifère   sont deux obstacles à la réalisation de forages pour l’utilisation agricole.

Vulnérabilité : Elle est généralement recouverte par d’épaisses couches argileuses, cette nappe est donc bien protégée des activités de surface, sauf sur sa partie affleurante, au Nord du département du Cher (Pays-fort).

Age des eaux : Les datations au carbone 14 montrent globalement un accroissement de l’âge de l’eau de l’Albien depuis les affleurements vers le centre du bassin de Paris confirmant l’existence d’un écoulement continu au sein de l’aquifère  . Le temps de séjour est de quelques centaines d’années à quelques kilomètres des affleurements, il passe à 11 000 ans à Montbouy (Sud de Montargis), 20 000 à Bougligny (Essonne), 30 000 ans à Viry-Chatillon. Ceci correspond à une vitesse moyenne de 5 m /an sur un parcours de 150 km.

Qualité de l’eau : L’eau est de bonne qualité, malgré une teneur en fer souvent excessive. De par sa profondeur (dans le Loiret), l’eau est tiède dans les captages profonds. La température dépasse 30°C à plus de 400 m de profondeur.

NB : En région Centre, la nappe des Sables de l’Albien est souvent en contact direct avec la nappe des Sables du Cénomanien (lacune des argiles de l’Albien supérieur).

Problématiques/enjeux : la nappe de l’Albien et du Néocomien est classée en Zone de Répartition des Eaux (ZRE). Par ailleurs, elle est identifiée dans les SDAGE Loire-Bretagne et Seine-Normandie comme étant une nappe à réserver dans le futur pour l’alimentation en eau potable.

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Nappe des sables albiens